CE QU'IL FAUT SAVOIR
Le terme médical du mal des transports est la cinétose ou la cinépathie.
C’est l’ensemble des troubles (nausées, bâillements, sueurs, vomissements, etc.) observés chez certaines personnes qui se trouvent dans un véhicule en mouvement.
L'utilisation de différents types de véhicules peut provoquer une cinétose, les symptômes demeurent toutefois les mêmes.
Elle peut être ressentie
– En voiture, en train, en bateau,
– En avion,
– A dos de chameau ou d’éléphant…
La cinétose est une affection fréquente qui touche, de façon chronique, beaucoup de personnes en France.
Le terme médical de "mal de mer" est la naupathie.
La cinétose est due principalement à la stimulation inhabituelle de l'appareil vestibulaire qui se situe au niveau de l'oreille interne.
L'équilibre est une fonction complexe assurée par l’oreille interne, la vision et par des informations émanant des muscles, des tendons et des couches profondes de la peau.
Dans les conditions physiologiques normales, certains organes de l’oreille interne :
Les transports terrestres, maritimes et aériens créent une stimulation de ces organes.
Ceux-ci fortement stimulés transmettent vers les centres nerveux supérieurs une série d'influx inhabituels voire contradictoires aboutissant ainsi à des troubles de l'équilibre et aux manifestations associées.
Des facteurs annexes psychiques et environnementaux peuvent aggraver le mal des transports :
Favorisent ou intensifient les symptômes.
CE QU'IL SE PASSE
Le mal des transports peut se dérouler en plusieurs phases:
La première est celle du simple malaise caractérisé par une sensation de mal être.
A ce stade les signes sont la pâleur du visage, la somnolence avec éructations et bâillements.
Au cours de la deuxième phase surviennent les nausées et vomissements incoercibles.
Ceux-ci s'accompagnent d'une hypothermie avec pâleur et augmentation de la respiration.
Les symptômes sont le plus souvent atténués. Ils se résument à des sensations de tête vide, de nausées, de bâillements, avec perte de la capacité d'attention et de concentration.
Le patient a une tendance à la somnolence et à l'isolement.
CE QU’IL FAUT FAIRE
Des petits conseils sont utiles :
S'allonger afin de réduire au maximum les mouvements qui sont à l'origine du malaise (mouvements de tête trop brusques).
Ne pas voyager l'estomac vide et éviter l'alcool et les aliments gras.
Boire sucré de temps en temps au cours du voyage.
Ne pas penser au malaise.
Eviter les atmosphères confinées mais ne pas avoir froid.
Des conseils selon le mode de transport :
En voiture
– ne lisez pas ;
– tournez-vous vers la fenêtre et posez votre regard vers l’horizon ;
– si votre enfant souffre du mal des transports, haussez son siège de façon à ce qu’il puisse voir par la fenêtre ;
– le conducteur aura pour consigne de prendre les virages en douceur et d’éviter à la voiture toutes négociations brutales, toutes conduites brusques.
– ne prenez pas vos repas dans la voiture. Sortez. Prenez l’air et dégourdissez-vous les jambes.
En bateau
– Ne vous enfermez pas dans la cabine, sortez sur le pont, respirez et fixez l'horizon.
– Choisissez une cabine au milieu du bateau, avec si possible, une couchette orientée en direction de la proue.
En avion
– Réservez un siège au milieu de l'avion où le mouvement est minimal.
– Calez-vous le plus confortablement dans le siège, la tête reposant sur l’appui tête.
– Bougez le moins possible.
En train
– Choisissez un siège dans le sens du train.